Cogne Pavé / La Silencieuse Parade – Compagnie Max Ollier

« Approchez, mesdames et messieurs ! N’ayez pas peur !
Venez découvrir le plus terrible de tous les monstres ! Le plus fabuleux et le plus énigmatique… Celui qui nous ment sans rien nous dire, qui nous éblouit de sa discrétion, nous assourdit de son silence… La Censure ! »

Un bonimenteur volubile et autoritaire, assisté de son sous-fifre stoïque et taiseux, se propose de vous dévoiler les secrets de leur monstre. Celle qui guide nos vies, ferme et ouvre les portes de nos perceptions… Celle qui impose sa vision du monde, parfois de façon violente et frontale, parfois plus insidieusement… Et que nous suivons, bon gré mal gré.

Les tableaux se succèdent, issus de différentes étapes de vies humaines, personnelles (l’enfance) ou collectives (la guerre, l’émeute, le drapeau), décortiquant les causes et conséquences de l’interdit, questionnant nos besoins dichotomiques de liberté et de protection, cherchant l’équilibre entre les deux.

Le spectacle est à la fois une ode à la liberté d’expression, un hommage à celles et ceux qui ont tenté, avec plus ou moins de succès, de braver les interdits, pour laisser libre cours à leur(s) voix, mais aussi un questionnement plus général sur la notion de liberté/interdit.

Et si nous retirions tout pouvoir à la censure ? Et si la parole devenait entièrement libre ? Serions-nous capables de tout entendre ? Serions-nous capables de vivre ensemble ? Ou nous faut-il absolument un guide, une ligne, une direction ? Pouvons-nous choisir à qui nous donnons les rênes du monstre ? Pouvons-nous, ensemble, définir les contours des limites à la parole ?
Existe-t-il une autre échappatoire ?

© Barbara MORNET / Laurent NEMBRINI (photos), Juliette HOEFLER (affiche)

Ce projet se décline sous deux formats différents. La Silencieuse parade en direction des collèges et lycées, ou Cogné Pavé orienté pour la rue.

Cogne Pavé (sortie prévue en juin 2023) – Spectacle pour la rue et l’espace public

Cogne-Pavé sera un spectacle mobile, surprenant le public au détour d’une place, d’une rue. S’imposant dans le décor et bousculant les passants pour leur imposer leur espace. Un véhicule cyclo-tracté portera musiciens-comédiens, scénographie et machinerie musicale.

Le public ne doit pas pouvoir s’installer longtemps, il devra suivre, s’adapter aux déplacements de la machine et des comédiens. Un certain sentiment d’insécurité, tout du moins d’inconfort, mêlé d’excitation, anime le public.

Les musiciens-comédiens se mettent également en danger : pas d’ordre défini dans les chansons ! C’est la rencontre avec le public qui va orienter les choix, dans un espace mêlant écriture et improvisation face aux situations.

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La Silencieuse Parade (septembre 2022) – Spectacle pour la salle

En 2022, nous avons travaillé sur le sujet de la censure, avec une classe de 4e du collège de Rambervillers (88). Les échanges que nous avons eu, nous ont confortés dans la certitude que notre propos prenait toujours sens aujourd’hui, au-delà des générations.

À l’heure de la digitalisation des communications, alors que toute censure paraît illusoire, que les réseaux sociaux semblent abonder de propos libres, la jeunesse d’aujourd’hui (et pas seulement), peine parfois à se rendre compte qu’ils participent, par l’accès libre qu’ils donnent à leurs données, à une nouvelle forme de censure : Celle qui restreint par le jeu des algorithmes l’horizon des expressions à celles que l’on connaît déjà. Un regard sur les motivations d’un autre temps, sur ce qu’il est légitime de dire ou non, sur les interdits dictés par une forme de censure étatique désuète, permet d’ouvrir la réflexion sur les organismes privés, déshumanisés, qui décident aujourd’hui de ce que l’on voit, entend ou exprime.

Il nous a paru utile de proposer, en avant-première de la formule de rue, une formule condensée et légère, pour la salle, à destination des lycées et collèges.
En déplaçant l’action, tout en conservant l’ambiance générale et la direction du propos, nous passons de la rue à la salle, de l’exubérance nécessaire dans l’espace public à l’intimité de l’espace clos. Pour le temps du spectacle, la salle se transforme en baraque de foire, faite de bric et de broc, pour échapper un instant au réel.

Équipe artistique

Direction artistique, construction, écriture, arrangements, jeu : Maxime OTTINGER
Écriture, arrangements, jeu : Jean-Nicolas MATHIEU
Écriture, mise en scène : Axel GOEPFER
Construction, scénographie, regard extérieur : Valentin MONNIN
Scénographie, costumes, regard extérieur, jeu : Barbara MORNET
Conseils historiques : Didier FRANCFORT

Partenaires et production

Avec le soutien de : Conseil départemental des Vosges / DAAC / La Filoche (Chaligny 54) / Rues et Cies (Epinal 88) / La Souris Verte (Epinal 88 ) / Cie Rue de la Casse – Le Cabagnol (Nettancourt 55) / Le Ccouac – Cie Azimuts ( Ecurey 55) / CC du Pays de Colombey (Colombey les belles 54) / Le L.E.M. (Nancy 54)

Production : Artenréel#1

Présentation de la compagnie

En 2014, Maxime OTTINGER crée son premier spectacle en solo : Max Ollier, Le Colporteur de Chansons à Souvenirs. Spectacle de rue intimiste et sensible, récital de chansons et de tranches de vie. Alliant racontage, théâtre d’objet, musique mécanique et chant, il est la première esquisse d’une démarche artistique naissante : la chanson pour parler de l’humain.

Pour la création de son deuxième spectacle, son nom de scène devient nom de compagnie. De la collaboration avec le pianiste Thomas VALENTIN naît Fleur de Pavé (2018). Un spectacle sous la forme d’un cabaret, où deux personnages dans un décor de bistrot racontent la vie de FRÉHEL, guidés par ses chansons. Le percussionniste René LE BORGNE les rejoint pour une formule concert du répertoire : Le Trio Marguerite (2019).

La démarche artistique s’est affinée au fur et à masure des créations. La compagnie Max Ollier développe ses projets autour d’un axe : La chanson, utilisée comme média, comme prisme, pour observer et étudier divers aspects de notre humanité.
Un point de départ, un sujet à étudier, une idée à défendre…, et le reste en découle. Le choix de la forme (intimiste ou non, pour la rue ou la salle…) la scénographie, l’ambiance générale, l’esthétique musicale…, forment un tout cohérent et réfléchit au service du propos.
Seules armes permanentes : La chanson, miroir de nos âmes, reflets de nos sociétés, témoins poétiques de nos petites et grandes histoires, et l’envie de partage.

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